Photovoltaïque : les pièges à éviter

Des prix vraiment gonflés !

Premier grief présenté par les consommateurs échaudés, celui du prix. Il faut dire que les cas de particuliers déboursant des sommes de plus de 22.000 ou 23.000 euros ne sont malheureusement pas rares…
Les auteurs de ces « offres » particulièrement peu compétitives profitent de l’absence de repères du grand public face à une technologie relativement récente. Quitte à retourner à leur profit exclusif les effets bénéfiques du crédit d’impôt !

Ce qu’il faut savoir :

Ces dernières années, le prix du matériel photovoltaïque a baissé de façon significative. De fait, en l’absence de difficulté particulière liée au chantier, aucun installateur sérieux ne proposera actuellement, pour une maison individuelle, des solutions qui excédaient les 20.000 euros fin 2010 et qui sont plutôt aux alentours des 18.000 euros en 2011.
Grâce à leurs volumes d’achat, les acteurs les plus importants du marché tendent aussi à faire baisser le coût des équipements. De son côté, le client doit prendre le temps de la réflexion et croiser les devis, aussi bien en termes de prix que de propositions techniques.
Concernant le règlement, le particulier doit enfin négocier la répartition des paiements, le dernier versement ne devant être effectué qu’à l’achèvement complet des travaux.

Des démarchages suspects...

Des installateurs peu scrupuleux mettent en oeuvre des méthodes commerciales plus que douteuses : phoning évasif, porte à porte intrusif, offres couplées à des crédits à la consommation dont les taux se révèlent supérieurs au marché…Certains clients se font même piéger à l’occasion de salons professionnels, cadre dans lequel le délai de rétractation n’est pas applicable !


Ce qu’il faut savoir :

Compte tenu du dynamisme du marché, les installateurs fiables n’ont pas besoin de recourir à ces techniques de démarchage pour remplir leurs carnets de commandes. A l’inverse, il revient au client de faire sa sélection en fonction de critères objectifs : spécialité et expérience de l’installateur, solidité de son capital financier, présence physique d’une agence de proximité, possession de certifications et labels de qualité (attention, les appellations de Partenariat n’en sont pas !). Le client doit aussi s’assurer des références de l’entreprise et exiger ses attestations d’assurance (la garantie du professionnel doit être décennale et couvrir les travaux envisagés).

Des installations inadaptées

Parfois, les mauvaises surprises ne sont pas immédiates. Ainsi certains particuliers découvrent-ils avec stupeur, au plus froid de l’hiver, que leur installation est défectueuse : soit qu’elle ne parvienne pas à suffisamment chauffer, soit qu’elle connaisse des arrêts intempestifs !


De même pour le photovoltaïque, ce n’est qu’à la réception du premier chèque versé par EDF (soit un an après l’installation) que l’on peut vérifier le degré de rentabilité effective de l’opération…
Cela étant, une chose est sûre : une installation inefficace ou non-rentable est forcément le fait d’un mauvais intervenant, qui n’a probablement pas pris en compte la configuration des lieux, ou qui n’a pas su effectuer les différents réglages indispensables au bon fonctionnement du système.

Ce qu’il faut savoir :

Tout professionnel est soumis à une obligation d’information ainsi qu’à un devoir de conseil. Sa responsabilité peut être engagée s’il a choisi d’installer un système solaire inadapté aux spécificités de l’habitation. C’est pourquoi, le client doit veiller à mentionner précisément par écrit, dans le procès verbal de réception des travaux, tous les éléments non terminés ou mal réalisés. Mais mieux vaut prévenir que guérir ! Pour cela, des espaces Info énergie fournissent au public un conseil indépendant sur les énergies renouvelables, dont le photovoltaïque. Leurs adresses sont disponibles sur le site internet de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie : www.ademe.fr.

Ces précautions vous assureront de choisir le bon prestataire… celui qui vous garantira la mise en œuvre d’une énergie réellement durable et compétitive. Et ne craignez pas de froisser votre interlocuteur : les vrais professionnels sont les premiers à se soucier de l’image et de l’intégrité de leur profession !